Les bienfaits de l’ art sur la santé

Voici un article intéressant sur les bienfaits de l’art sur la santé. L’article n’a subi aucune modification. vous pouvez le trouver à l’adresse URL suivante : https://www.levif.be/actualite/sante/les-multiples-bienfaits-de-l-art-sur-la-sante/article-normal-1215451.html?fbclid=IwAR00g6xySUlh20Q9QIVYAMeQoZa2QPEGdvGiDeqdw9eOdhkInibwg_Cz4WM&cookie_check=1574368390.

Bonne lecture !

« Les multiples bienfaits de l’art sur la santé

Stagiaire Le Vif

Plusieurs études ont montré que l’art est utile pour complémenter les traitements médicaux traditionnels. Pour la première fois, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est penchée sur l’impact qu’auraient les activités artistiques et culturelles sur les perceptions et l’expérience que nous avons avec le domaine de la santé.

                               L’art possède plusieurs vertus thérapeutiques © iStock

Dans son rapport, l’OMS se base sur les faits relatifs aux interventions dans le domaine de l’art et de la santé après avoir analysé 900 publications, dont 200 examens couvrant plus de 3000 études. Après avoir analysé plusieurs études, elle déclare que l’art peut être bénéfique pour la santé mentale et physique. « Faire entrer l’art dans la vie de quelqu’un par le biais d’activités telles que la danse, le chant ou la fréquentation de musées et de concerts nous donne une clé supplémentaire pour améliorer notre santé physique et mentale », explique le Dr Piroska Östlin, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe. Selon ses dires, l’art pourrait aider à gérer des problèmes de santé comme le diabète, l’obésité ou la mauvaise santé mentale, car il apporterait une solution là où la médecine traditionnelle n’en aurait plus.

L’art réduit le stress, améliore la confiance en soi et possède plusieurs vertus thérapeutiques. Le rapport de l’OMS examine les bienfaits des activités artistiques sur la santé grâce à cinq catégories d’art: la culture (musée, concert, théâtre), la littérature (écrire, lire), les arts visuels (peinture, photo, design), les arts de la scène (chant, musique, danse, cinéma) et les arts en ligne. Après analyse, l’institution a conclu que l’art aurait une influence positive sur la santé mentale et physique.

Créer

Créer un visuel artistique nous aiderait à combler un vide et améliorerait nos connexions cérébrales. Le processus artistique pousse le patient à dépasser sa tristesse et l’empêche de ruminer, ce qui réduirait considérablement son stress. La création, quelle qu’elle soit, améliorerait notre concentration. Une étude affirme que les personnes qui gribouillent dans leur cahier pendant les réunions retiendraient 29% d’informations en plus que les autres.

La musique

Pour ce qui est de la musique, celle-ci jouerait un rôle primordial dans la réduction du stress et stimulerait les fonctions cognitives chez les personnes souffrant de démence. Selon l’OMS, en écouter diminuerait également les effets secondaires du traitement contre le cancer tels que le manque d’appétit, les nausées et les somnolences. Pour finir, jouer d’un instrument renforcerait les connexions cérébrales des patients.

Le chant

Chanter, aussi surprenant que ça puisse être, serait un moyen de soigner les maladies pulmonaires obstructives chroniques. Ce serait également bénéfique pour améliorer l’attention, la mémoire épisodique et certaines fonctions exécutives chez les patients souffrant de démences comme ceux atteints de la maladie d’Alzheimer.

La danse

La danse jouerait un rôle dans l’amélioration de la motricité, particulièrement chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Les personnes souffrant de cette maladie neurologique chronique dégénérative rencontrent des symptômes physiques tels que des troubles moteurs, des tremblements et de la rigidité. Ils peuvent également souffrir de symptômes psychologiques comme la dépression, la fatigue ou certains troubles cognitifs.

La pratique du tango argentin, par exemple, est un moyen de travailler l’équilibre, la mobilité, le rythme, la mémoire et l’attention. Elle apporte également une interaction sociale entre les danseurs et peut donc être une solution potentielle pour soulager certains symptômes de la maladie de Parkinson.

L’art comme outil thérapeutique

Plusieurs pays d’Europe utilisent l’art en complément des traitements médicaux classiques. Certains hôpitaux ont par exemple pu constater que le fait d’inclure des activités artistiques dans les salles d’attente des urgences (comme de l’artisanat et l’intervention de clowns) réduirait le stress, apaiserait la douleur et baisserait la tension artérielle chez les enfants ainsi que chez leurs parents. L’art comme aide à la santé serait plus rentable que les traitements conventionnels et ferait tout autant effet pour certains. « Les activités artistiques peuvent combiner simultanément de multiples facteurs de promotion de la santé (comme l’activité physique et le soutien à la santé mentale) et ne comportent qu’un faible risque de résultats négatifs. Étant donné que ces interventions peuvent être adaptées à des personnes de différents horizons culturels, elles peuvent également être un moyen de faire participer des groupes minoritaires ou difficiles à atteindre », ajoute l’OMS.

Depuis cet hiver, à Montréal, une visite au musée peut vous être prescrite par votre médecin. L’accord entre l’association Médecins francophones du Canada et le Musée des beaux-arts de Montréal a pour but de permettre aux patients et à leurs proches de profiter des bienfaits de l’art grâce à un accès gratuit au musée. L’art-thérapie améliore l’humeur du patient, lui permet de réduire sa dose de médicaments et raccourcit sa convalescence.

Suite à son rapport, l’OMS souhaite que le public soit davantage sensibilisé aux bienfaits potentiels des activités artistiques sur la santé et veille à ce que des programmes « d’art pour la santé » soient accessibles au sein de la communauté.

Auteure: Margaux Glamocic ».

Modelage du féminin créateur

Voici l’exemple d’une séance où la personne a modelé le nouveau féminin créateur (en cours de réalisation) en utilisant de l’argile autodurcissante. Un travail profond de transformation du corps à la rencontre des ressources du féminin. Une belle manière de se revitaliser tout en créant  à l’atelier de Blanquefort.

L' Art-Thérapie Evolutive à l'atelier de Blanquefort

La créativité au service du mieux-être

La colombe de la paix et le besoin de liberté

Alléger sa vie – une parenthèse au cœur de soi :

La séance d’art-thérapie evolutive permet de plonger au cœur de soi, loin des contraintes . Expérimenter différents outils artistiques (peinture, pastels secs, pastels gras, collage, modelage…) ludiques et tactiles. Ces médiums enrichissent le dialogue et permettent de découvrir des informations enfouies. Ces informations sont précieuses et permettent d’entrer dans un cheminement positif, en allant à la rencontre de ses ressources. Ci-joint, l’exemple d’une séance sur le thème de la paix et de la Liberté. La personne a peint cette colombe, sur un fond bleu pastel. Merci à elle d’avoir accepté le partage de sa réalisation.

L'Art-Thérapie Evolutive au Cabinet de Carignan-de-Bordeaux                 

 

 

RAPPEL : Stage découverte de l’ Art Thérapie Évolutive ® et de la Sophrologie

Karine Dalmeyda, sophrologue, et moi-même proposons une nouvelle date de stage découverte de l’Art-Thérapie Évolutive® et de la Sophrologie le dimanche 17 novembre 2019, de 10h à 13H30. Deux méthodes de développement personnel complémentaires, pour plus de bien-être.   Durée : 3h30.  Tarif : 40euros.

Karine Dalmeyda, sophrologue, et moi-même proposons une nouvelle date de stage découverte de l’Art-Thérapie Évolutive® et de la Sophrologie le dimanche 17 novembre 2019, de 10h à 13H30. Deux méthodes de développement personnel complémentaires, pour plus de bien-être.  

Durée : 3h30.  Tarif : 40euros.

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S’exprimer autrement que par la parole … A la rencontre de ses ressources

L'Art-Thérapie Evolutive à l'atelier de Blanquefort

Petits et grands, là où les mots peuvent parfois être limités…. Le dessin permet d’aller plus loin et de se libérer des freins inconscients. Cette méthode évolutive ludique et dynamique permet aussi de créer loin des préjugés, de préparer des projets, de concrétiser un objectif, d’accompagner les personnes dans des crises de vie, ou d’ aider à mieux gérer différents troubles… Pour plus de renseignements sur les champs d’application de cette méthode de développement personnel, consulter la rubrique : « Qu’est-ce que l’Art-Thérapie Evolutive® » ou bien me téléphoner. A bientôt.

Nouveau stage découverte de l’ Art Thérapie Évolutive ® et de la Sophrologie

Avec ma collègue Karine Dalmeyda, sophrologue, nous proposons deux nouvelles dates de stage découverte de l’Art-Thérapie Évolutive® et de la Sophrologie. Durée : 3h30.  Tarif : 40euros.

Avec ma collègue Karine Dalmeyda, sophrologue, nous proposons deux nouvelles dates de stage découverte de l’Art-Thérapie Évolutive® et de la Sophrologie. Durée : 3h30.  Tarif : 40euros.

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A LA RENCONTRE DE SON ANIMAL RESSOURCE EN ART-THERAPIE EVOLUTIVE®

Petits et grands : Créez votre animal et découvrez vos ressources avec l’Art-Thérapie Evolutive®. Accueillez le message que porte cet animal grâce à l’apport symbolique de cette méthode de développement personnel. Pour aller plus loin, pour se reconnecter à sa force intérieure.

Petits et grands :

Créez votre animal et découvrez vos ressources avec l’Art-Thérapie Evolutive®. Accueillez le message que porte cet animal grâce à l’apport symbolique de cette méthode de développement personnel. Pour aller plus loin, pour se reconnecter à sa force intérieure.

L'animal Ressource en Art-Thérapie Evolutive® au cabinet de Carignan-de-Bordeaux

Un article intéressant sur l’art-thérapie

Voici un article intéressant sur l’art-thérapie.  L’article a été copié tel quel. Aucune modification n’y a été apportée. Merci à l’auteur Jean-Pierre Royol. Il est extrait du site « OASIS MAG – www.travail-social.com », et plus précisément de l’adresse URL suivante : https://www.travail-social.com/L-art-therapie-c-est-prendre-sa?fbclid=IwAR3AWi15s-D37KyoV5w0V9W33BMXjoVl6NwkTQrqJYbrbxZPL_ghsygCVYQ

Bonne lecture !

« Lundi 20 février 2006
L’art-thérapie c’est prendre sa parole en main !
par Jean-Pierre ROYOL

« Tant que nous ne serons parvenus à supprimer aucune des causes du désespoir humain, nous n’aurons pas le droit d’essayer de supprimer les moyens par lesquels l’homme essaie de se décrasser du désespoir. » Artaud parle ici de la drogue, pour ma part, je parlerai d’Art-thérapie.

Utilisée dans le champ du soin et de la prévention, l’Art-thérapie est une méthode qui consiste à créer les conditions favorables à l’expression et au dépassement des difficultés personnelles par le biais d’une stimulation des capacités créatrices. Elle trouve sa place dans le cadre des troubles dépressifs et psychosomatiques, des conduites addictives, des problématiques alimentaires mais aussi dans celui de pathologies plus sévères comme les psychoses et l’autisme. Aujourd’hui, nombreux sont les services de psychiatrie publics ou privés qui lui font appel.

Dans le domaine de la prévention elle peut permettre, par exemple, que la violence cesse de prendre pour cible le corps de l’autre ou celui du sujet lui-même, lorsqu’elle peut enfin se traduire en langage artistique.

Soulignons tout de suite qu’un pouvoir politique ne tenant pas compte de cette évidence ne devra pas s’étonner de voir se développer des comportements violemment asociaux.

Curieusement, cette violence qui ne cesse de faire la une de nos quotidiens est trop souvent entendue comme déficit de l’intégration sociale alors qu’il est clair qu’elle résulte d’une hyper adaptation à un discours dominant qui conduit à un effacement de l’expression subjective.

Grâce à l’ Art-thérapie, cette forme de travail de désocialisation, de désintoxication à l’égard du discours dominant peut passer par un retour aux racines des processus de subjectivation via le travail avec les matières brutes comme l’argile, le plâtre, la pâte colorée, le textile… enfin tout ce qui peut constituer le sol d’un projet.

C’est ainsi que le sujet peut repartir de son empreinte « digitale ».

Le fait d’utiliser l’expression : « Art-thérapie » présuppose que l’on ne confonde pas, de manière naïve, ces deux termes : « art » et « thérapie », et que, partant de cette séparation assumée, l’on envisage la possibilité d’un tissage de liens justement créatifs. Chacun des domaines est la limite de l’autre puisque l’Art, même s’il cherche à montrer, n’a rien à démontrer et c’est son luxe quand la psychologie dépose les armes devant la beauté.

Il n’y aurait à convertir l’Art en Psychologie ou la Psychologie en Art que manoeuvre hystérique ! Jamais l’un ne remplacera l’autre sauf à se cantonner dans une galerie des glaces comme monde de la pure illusion dominé par les sensations en lieu et place du sens.

La psychologie, pour sa part, devrait cesser définitivement de « psychologiser » l’Art en le considérant comme ultime compensation ou refuge d’un sujet épouvanté devant la réalité ou rongé par son incapacité à mordre dans l’objet de son désir.

Dans le champ de l’Art-thérapie, l’Art peut être entendu aux racines – mêmes de ses origines latines dans la mesure où il engage le sujet du coté de l’ « ars », c’est-à-dire de ce « savoir-faire » qui n’est pas sans évoquer le « savoir y faire avec le symptôme », manière de lui rendre la parole en le débarrassant de sa fonction persécutrice. Loin de viser la surchauffe du plaisir poussant du côté de la jouissance, l’Art – thérapie se propose de conduire le sujet à « prendre sa parole en main » à travers la mise en formes de sa souffrance comme matière première.

La souffrance lorsqu’elle est représentée, extériorisée par le biais de la création est en quelque sorte mise à distance et ne colle plus à la peau sous forme de symptôme corporel. Le patient peut progressivement la considérer comme un objet extérieur, lui parler et la hisser au rang d’objet de communication. Une souffrance communiquée est déjà moins douloureuse puisqu’elle emprunte des circuits plus longs permettant de la relater en la relativisant, permettant aussi qu’elle se décharge en chemin de sa vérité persécutrice. On utilise d’ailleurs le terme : « souffrance » lorsque l’on parle d’une lettre en attente d’un destinataire.

Ce qui souffre est l’impatience d’un impossible à former c’est à dire à formuler.

La souffrance est le plus souvent masquée par les discours défensifs au sein desquels le sujet oscille du trésor au déchet. Reconnaître un sujet, c’est entendre et reconnaître la souffrance qu’il exprime quels que soient les moyens dont il dispose. C’est bien le statut de la souffrance, le statut du « mal à dire » qui est en question dans la psychopathologie et ce mal risque toujours de se passer du souffrant qui ne cesse de le subir tant qu’il ne lui donne pas corps au lieu de lui donner le sien.

L’activité de représentation permet d’atténuer les contenus douloureux incrustés dans la chair. « On n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, que pour sortir de l’enfer », écrivait Antonin Artaud. Or cette capacité à représenter ou à symboliser, nous pourrions dire : à universaliser la douleur, peut se trouver paralysée par des injonctions persécutrices intériorisées et c’est d’abord au franchissement de cet obstacle que peut conduire l’Art – thérapie.

Dans le champ de la psychose, la souffrance est liée à l’envahissement du sujet par l’ Autre persécuteur et c’est bien pour tenter de se défaire de positions violemment persécutrices, que nous en revenons à la matière et que nous accompagnons le psychotique dans la plus grande discrétion. Il arrive même que nous travaillions ensemble sans s’imposer en une forme que j’appellerais volontiers la « dis-création ».

Certaines thérapies se cantonnent à l’échange strictement verbal, or nous savons que les mots sont parfois d’emblée trop difficiles à émettre, à manier et peuvent même être vécus comme des mines toujours prêtes à sauter. Pour certains, le fait même de lâcher un mot, si celui-ci est cru, revient à se séparer violemment d’un bout de corps et l’on comprend aisément que cette prudence doit éveiller la nôtre. Je pense à un patient qui avait peur de s’endormir car il avait peur de parler en dormant, peur de révéler ce qu’il appelait sa « faute ». Cette peur était plus forte que tous les somnifères qui lui avaient été prescrits et qu’il avalait disait-il : « comme du petit lait ».

Par ailleurs, nombre de souffrances trouvent leurs racines dans les vécus somatiques qui précédent la pratique du langage parlé qui s’alimente à la source des expériences corporelles.

L’Art-thérapie, via le travail avec la matière que nous pouvons entendre ici comme : « l’amas-tiers », mobilise ce premier noyau organisateur et permet de dédramatiser ces sensations archaïques dans une mise en représentation ludique soutenue par le thérapeute. L’objet de la souffrance est toujours capable de devenir l’ « objeu » de Francis Ponge.

Travailler avec la matière, c’est aussi une manière de rompre avec la toute-puissance du vu et si le corps est sollicité, il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une thérapie corporelle car entre le corps du patient et celui du thérapeute demeure toujours un espace préservé dans lequel se développe l’objet de création. C’est cet objet qui sert de motif, de pré-texte à la rencontre et permet que des éléments inconscients transitent entre les deux acteurs de la thérapie.

On ne fait pas une Art-thérapie pour devenir artiste comme on ne fait pas une psychanalyse pour devenir psychanalyste mais il est vrai que certains patients prennent goût à la création et participent à des expositions d’oeuvres qui ne sont pas produites en séance mais chez eux.

Cette forme de thérapie débouche assez souvent sur un changement de position dans le lien social, le passage du rôle de spectateur victimisé à celui d’acteur capable de bricolages vitaux qui ne se limite plus à servir fidèlement la jouissance de l’autre. Ce goût apparaît même parfois chez des personnes persuadées d’une profonde incompétence et qui finissent par trouver confiance en leurs capacités. »